Les ingrédients

 

Toutes les matières premières que nous utilisons sont issues de l'agriculture biologique, du commerce équitable et sont bio-dégradables

 

Nous refusons l'utilisation de nano matériaux, colorants de synthèse et huile de palme. Nous n'utilisons aucun d'ajout ayant un impact négatif sur la santé des hommes, des animaux et de la planète, ni d'oxydes de zinc ou dioxyde de titane (blanchisseurs) ni oxydes de cobalt (bleu) par exemple.

 

- Le lait d'ânesse provient exclusivement de notre production.

- L'huile d'Olive, d'origine Tunisienne, nous est procurée par Bio Press à Tonneins (47).

- Le beurre de karité provient de haute Guinée et nous est procuré par OKA cosmétique

- L'huile de coco et les huiles essentielles proviennent de chez "Actibio" ou de       producteurs locaux

- Les huiles fines (chanvre, bourrache, onagre, cameline, carthame) proviennent de

  producteurs locaux.

- L'huile d'argan provient d'Actibio en attendant un échange avec un producteur marocain.

- L'hydroxyde de sodium  nous est fourni par la société Dousselin, il est produit dans les meilleurs conditions de respect de la nature (procédé par membrane).

- Les plantes proviennent de notre propriété ou de producteurs locaux.

- Les argiles proviennent de la Société des Argiles du bassin méditéranéens.

 

 

Préparation

 

Tout doit être bien préparé à l'avance et à portée de main

 

Les huiles à saponifier, huiles de surgraissage et huiles essentielles sont pesées au gramme près. Les argiles, pétales, jus, purées soigneusement mis de coté dans leurs petits récipeients de verre ou d'inox.

 

Les récipients pour le mélange sont en verre ou en inox 

Les moules enduits de papier alimentaire huilés.

La lessive de soude est préparée à part, dans un endroit bien ventilé et avec mille précautions. après la réaction thermique on laisse  refroidir pour  ramener la température entre 20 et 22 degrés, commes les autres matières.

 

Chez Marilou-des-Ânes nous travaillons donc à une température très basse (il faut savoir qu'en saponification à froid la tolérance des températures de travail va jusqu'à 64 degrés). En travaillant à température basse, nous limitons la montée en température  liée au processus même de saponification, afin de conserver le lait intact. Cela entraine certains risques pour le savonnier, mais permet de rester fier de notre qualité principale : "savons au lait d'ânesse frais"

 

 

Le mélange... l'audace

 

Quand tout est prèt...

Quand tout est à bonne température...

Quand tous les outils : bassines, bols, spatules, fouets sont en place à portée de main...

...Alors le savonnier se lance !

 

Les mélange des huiles à saponnifier, la soude.... le mélange qui travaille et, à un moment donné, la trace arrive, avec l'apparition d'un délicieux parfum de savon.

 

Les huiles de surgraissage, les argiles, les huiles essentielles... et enfin, le lait d'ânesse frais... Le temps est compté... que le savon ne durcisse pas dans le récipient, soit bien homogène...

 

Coulage... moulage... découpe et la cure !

 

Attendre le dernier moment pour ajouter le lait frais, que la trace soit bien avancée afin que les molécules de soude ne puisse plus attaquer le lait... mais pas trop, pour avoir le temps de couler, au risque de se retrouver avec la spatule coincée dans un bloc de savon de 10kg !

 

Alors vite, mais calmement, précautioneusement, la pâte encore molle est versée dans les moules. 48 heures plus tard, le bloc de savon est démoulé et rangé de coté quelques temps, pour être prèt à la découpe. Découpé en barres, puis les barres en savons, puis les savons bien rangés pour la cure. Six semaines au moins et quelquefois plus, jusqu'à 6 mois.

 

Pendant cette cure, le savon sèche et durcit. Mais surtout, le processus de saponification est mené à son terme et la saponification à froid étant une réaction chimique totale, au bout de la cure plus aucune trace de soude ne subsitera dans le savon. Après la cure, les savons enfin prèts. sont emballés dans de la cellophane végétale bio et dégradable.

 

Nos

matières

premières

Petite histoire succinte

de la savonnerie à travers les siècles

par Cadiche notre premier âne

 Alors, il était une fois, il y a bien longtemps...

Il y a si longtemps que plus personne ne s'en souvient de quand c'était...

Même pas moi, Cadichon, avec ma légendaire mémoire d'âne...

 

Déjà, certain disent que les Sumériens,  p't'être bien qu'ils savaient le faire.. p'têtre bien... mais c'est pas sur, y a pas vraiment de preuves...

Ce qu'on sait c'est que les Celtes, eux, avaient trouvé ! Les gaulois, là c'est sûr, ils savaient le faire (normal les gaulois, c'est des Celtes !!).

 

Nos ancêtres les Gaulois, enfin les ancêtres de nos chers amis âniers, s'en servaient pas pour se laver... ils utilisaient plutôt, pour ça, la vapeur, la cendre et l'huile. Âne intelligent, je disgresse... l'huile, l'eau et l'alcali (y en a dans la cendre) n'est-ce pas les bases du savon ???

Mais pour  nos chers Gaulois, le savon, c'était pour faire éclater les couleurs de leurs beaux vêtements, leurs capes rouges, leurs braies orange, leurs chemises colorées... à en faire baver les romains dans leurs toges blanches douteuses. et aussi pour leurs longs cheveux et leurs moustaches légendaires... Du coup les romains s'emparent du "Sapo" Gaulois et leur toges deviennent immaculées... Dans leur littérature même, on en parle de ce "sapo" gaulois... La fabrication de ce savon, fait de graisses animales et de cendres de certaines plantes,, perdurera au cours des siècles, dans les fermes, dans des petites fabriques locales.

 

Un jours nos grandes armées médiévales, l'Ost, partent pour Jérusalem, l'Orient... le désert... elles en reviendront avec un produit nouveau, avec un savoir faire... ce savon que l'on fait, aux portes du désert... du coté d'Alep !

 

Là bas, vers le désert, une autre branche celtique s'est installée il y a longtemps... dans ces territoires rudes  la graisse animale est rare mais ou l'olivier est roi... et le laurier aussi... alors fi de la graisse de porc ou de mouton ! L'huile d'olive fera du bon savon, à chaud et, avec le désert proche, il faut faire de grosses quantités pour satisfaire l'apétit des colonnes de 300 à 400 chameaux qui traversent le désert. Il faut durcir le savon, on y ajoute l'huile de baie de laurier, on le sèche dans de grandes caves, on apprend à travailler la chaleur pour pouvoir fabriquer des grosses quantités... bref on fabrique le savon d'Alep... l'ancêtre du savon de Marseille.

 

Bien sûr, ce savon maure revient dans les bagages de nos croisés... il y a de l'olivier dans le sud de la France,  les fabriques s'installent autour de Toulon et sur la côte du sud Est... jusqu'à Marseille. Et un jour, une trouvaille technico-chimico-chanceuse... le relargage... un tour de passe passe et hop le savon descend au fond de la cuve et la glycérine méléee à l'eau  s'évacue... magnifique la glycérine... gros profits !!!

 

Le savon est plus agressif sans glycérine, certes, mais comme c'est pour le linge...  et les grandes savonneries prospèrent, vendant d'un coté la glycérine et de l'autre coté le savon et tout cela rapporte, faisant de Toulon la grande capitale du savon. Tout va bien dans le meilleur des mondes puisqu'on s'enrichi. Tout va bien, mais pas pour tous... enfin pas pour les petites savonneries de Marseille, qui périclitent et même qu'il y en a une, de ces petites savonneries de Marseille qui verrait bien un de ses parents, Mr Colbert, qui... quoi... est quand même ministre des finances de Louis XIV, donner un petit coup de pouce pour que la famille... quand même !!!

- "Ben fallait le dire! s'exclame Mr de Colbert !!! Si c'est pour la famille !!! Et si en plus je touche quelques dividendes !!! Agissons..."

 

Siège de Toulon par la flotte royale... blocus, blocus, blocus !!! Les savonneries de Toulon périclitent, étouffent. Toulon capitule! Les savonneries sont transférées à Marseille... Voilà !!! Allez encore un peu plus cousin Colbert !!! -"OK OK... mais ça sera 10% !!!"

Le grand coup : par édit royal, Louis XIV accorde à la ville de Marseille le monopole de la fabrication et de la vente du savon !

 

Grande naissance du Savon de Marseille ! grand développement... grande expansion... et fin des autres savonneries, à froid comme à chaud, dans ce grand territoire qu'est l'Europe ! On ne parlera plus que du "savon de Marseille" ! On ne sait plus, dans les campagnes, faire du savon,  on ne sait plus ! Ca n'a pas été incrit au patrimoine de l'UNESCO ! Misère... le champ ouvert aux peaux sèches, aux bras qui tirent, aux cuisses qui démangent, aux boutons, aux gerçures... ça fait rien puisque pour réparer tout ça on vend des crèmes, des onguents, des pommades, des cachets, des régimes, des massages... ça fait encore du commerce ça... la cosmétique !

 

Sauf que, dans une petite région d'Espagne, En Castille, on  a la tête dure et la résistance facile !

Oui oui, en Castille, dans les ménages,  on continue à fabriquer ce petit savon à froid. On le trouve bien ce petit Castille, on arrive même à en vendre un peu, tant qu'on ne fait pas trop de pub, qu'on prend pas de marchés. Ca fait sourire les marseillais, on leur sert même un peu de caution démocratique, tant qu'on reste en Castille...

 

Mais nous voilà en 36... l'europe occupée... guerre d'Espagne ! Les républicains espagnols arrivent en masse en France et dans leur poches.. du savon de Castille. Nous, en france on n'a plus de savon, les armées occupantes le réquisitionnent ! alors on réaprend, avec les espagnols, on réaprend à faire du savon à froid, à la maison.

 

La paix revient...

 

Enfin le "Marseille" est de nouveaux sur les étals !

Mais les grand-mères montrent encore aux enfants comment on fait du savon... la technique reste là... tapie au coeur des populations, et quand, dans les années 70, ces fous de baba cool, fleurs dans les cheveux, peace and love, tout nus sur la plage, se remettent à travailler l'osier,  le bois, à recultiver leur jardin et ben certain se disent : - "et si on refaisait du savon bon pour la peau ?" On tâtonne, on se forme, on questionne... et on réinvente le savon à froid.  Ce produit extraordinaire qui lave et fait du bien à la peau ! le savon à froid qui conserve les qualités des huiles, des ajouts et sa glycérine !

 

                                                                   ... merci Cadichon !

 

 

Ce qui reste de nos jours sur le marché

 

Le savon industriel à chaud

Objet de commerce avant tout, il a largement abandonné l'huile d'olive et utilise maintenant surtout l'huile de palme (Sodium Palmate) ou les graisses animales (sodium Talawate). Le plus souvent fabriqué en asie puis importé pour le façonage. Un savon sans glycérine, agressif, lavant, à utiliser pour le linge

 

Le savon d'Alep

L'ancêtre : il reste un savon fait à chaud, en processus industriel. Mais le vrai Alep à toujours sa glycérine... c'est un moindre mal !

 

Les savons "artisanaux"  au bondillon

Le bondillon, c'est du savon industriel en granulé. Certain on trouvé là l'occasion belle de se parer d'une image artisanale, dans leur machine : l'extrudeuse, ils pressent et recompactent du savon industriel importé d'asie, rajoute quelques additifs mais pas plus de 7 à 8%, sinon le savon reste mou (lait, souvent en poudre, huiles essentielles, etc...), et mettent ces productions sur les étals de leurs jolies boutiques... ça frise un peu l'escroquerie, surtout lorsqu'ils se présentent comme savonnier !

 

Les savons à froid

les savonniers à froid se multiplient bien dans notre belle France. De vrais artisans de coeur, passionnés par la réalisation d'un produit de qualité. A partir des huiles, des argiles, des essences, des plantes... il fabriquent du savon... du vrai savon ! Du savon  saponifié à froid, moins de 64 degrés (à cause de la température de fusion de la cire d'abeille), souvent à une température plus basse encore, pour le respect des composants (23 degrés chez Marilou).

 

- Des savons qui gardent leur glycérine naturelle

- Des savons pouvant recevoir jusqu'à 40% d'ajouts actifs

- Des savons qui gardent les qualités des composants non saponifiés

- Des savons 100% bio dégradables

- Des savons qui lavent sans agresser la peau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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